Ouvrir son studio et être trouvable dès le premier jour : le cas Pilatéa

Les machines sont installées, les miroirs sont posés, la première séance est dans dix jours. Et en ligne, vous n'existez pas. Voilà ce qu'on a mis en place pour que Pilatéa soit prêt avant l'ouverture, et le détail que presque tout le monde oublie.

Il y a un moment étrange, quand on ouvre un lieu. Les travaux sont finis, le matériel est là, tout est propre. On pousse la porte, on regarde la salle, et on se dit que c'est bon. Sauf qu'en ligne, il ne s'est rien passé. Quelqu'un qui cherche votre activité dans votre ville ne trouve rien. Vous n'existez pas encore.

C'est exactement la situation de Pilatéa, un studio de Pilates Reformer qui vient d'ouvrir à Septèmes-les-Vallons, au sein du centre CF7. Cinq Reformers, des petits groupes, une salle refaite à neuf. Et trois semaines avant la première séance, aucune adresse à donner.

Ce qu'il faut vraiment avoir le jour de l'ouverture

La liste est plus courte qu'on ne le croit, mais chaque ligne compte. Ce qui manque le jour J ne se rattrape pas : les gens qui cherchaient ce jour-là sont allés ailleurs.

Le détail que presque personne ne vérifie

Un formulaire de contact peut afficher un beau message de confirmation, avec une coche verte, et n'envoyer strictement rien. Ce n'est pas rare, c'est même courant. Le message part depuis une adresse qui n'existe plus, le serveur du destinataire le refuse, et personne ne le sait. Le visiteur croit avoir écrit. Le gérant croit qu'il n'y a pas de demandes.

C'est pour ça que sur chaque site que je livre, le dernier test n'est pas de cliquer sur le bouton. C'est d'envoyer une vraie demande, avec une copie vers une boîte que je peux ouvrir, et de vérifier qu'elle est bien arrivée. Tant que je n'ai pas vu le message dans une boîte de réception, je considère que le formulaire ne marche pas.

Un formulaire qui répond « message envoyé » ne prouve rien du tout. La seule preuve, c'est un mail reçu.

Ce qu'on a monté pour Pilatéa

Le studio ouvre dans un centre qui existe déjà et qui a son propre site. Il fallait donc que Pilatéa ait sa propre identité, sans se couper de la maison mère.

Combien de temps, en vrai

Quelques jours. Pas parce que c'est bâclé, mais parce qu'il n'y a personne entre vous et moi. Pas de chef de projet à briefer, pas de commercial à qui répéter, pas d'aller-retour entre trois interlocuteurs. Vous m'envoyez vos photos et vos textes, je construis, vous corrigez, on met en ligne.

Le plus long, ce n'est jamais le site. C'est de rassembler le contenu : les photos du lieu, les horaires exacts, la façon dont vous voulez qu'on vous contacte. Plus vous arrivez avec ça, plus vite vous êtes en ligne.

Si vous ouvrez bientôt

Ne gardez pas le site pour la fin. C'est la dernière ligne de la liste chez la plupart des gens, et c'est la première chose que vos futurs clients vont chercher. Comptez-le au même titre que l'enseigne.

Vous ouvrez un lieu, ou vous venez d'ouvrir sans site ? Décrivez-moi votre projet, je vous réponds par écrit dans la journée. Décrire mon projet